Vie extrêmophile

Notez que de nombreuses critiques et nouvelles études ont infirmé (aller à l'encontre) la découverte dont traite cet article. Les informations présentées dans cette page ne sont plus considérées comme actuelles et vraies.

Canadian Press – Des scientifiques ont rendu publique, au début décembre 2010, le résultat de leur surprenante découverte sur une forme de vie que l’on croyait encore impossible. Les scientifiques ont dévoilé au grand jour la découverte d'une bactérie dans la revue SCIENCE en 2011 (voir source plus bas) pouvant se nourrir d'arsenic, matériel jusqu’ici lié à la mort. Cette découverte extraordinaire élargit les possibilités de découvrir des formes de vie ailleurs dans l'univers, que se soit dans notre propre système solaire ou sur des exo-planètes.

 

Les sceptiques à la vie extra-terrestres diront que cette forme a été trouvé sur Terre et ne correspond en rien à une découverte sur un autre corps céleste. Pourtant cette découverte remarquable prouve l’adaptation de bactérie et leur capacité à prendre des formes que l’on croyait jusqu’ici impossible.

 

Le chercheur Paul Davis, anglais d’origine et physicien professeur à l’Université d’Arizona dit que : « Cet organisme a une double capacité. Il peut croître avec du phosphore ou de l'arsenic. Cela le rend très particulier, même si cela n'en fait pas vraiment une forme de vie "extra-terrestre" dans son étude publiée au début décembre 2010 dans l'édition en ligne du journal scientifique Science.

Jusqu’à maintenant les scientifiques considéraient que 6 éléments étaient essentiels pour porter la vie: l’azote, l’hydrogène, le souffre, le phosphore, le carbone et l’oxygène. Mais des bactéries découvertes au lac Mono en Californie (voir image) viennent de déterminer qu’il est possible de continuer à évoluer et à grandir en remplaçant le phosphore par de l’arsenic. Cette découverte troublante élargit énormément les chances de trouver de la vie sur d’autres planète, même à l’état bactérien. On croit même que le même procédé de substitution pourrait avoir lieu entre le carbone et silicium.

 

Cette découverte quant à la possibilité de trouver de la vie sous une forme encore inconnue est importante car il est impératif que les scientifiques puissent reconnaitre la vie lorsqu’ils la trouveront. Si certains paradigmes nouveaux montrent que la vie peut s’adapter dans des formes inimaginables par le passé, la possibilité de trouver de la vie extra-terrestres est donc augmenté.

 

La découverte de cette bactérie ayant remplacé le phosphore par de l’arsenic «démontre que dans d'autres environnements planétaires, des organismes pourraient être capables d'utiliser d'autres éléments pour alimenter leur biochimie et que les éléments 'normaux' que nous considérons essentiels à la vie ne le sont peut-être pas ailleurs», a commenté le chercheur britannique Charles Cockell, professeur émérite de géo-microbiologie.

 

C’est Felisa Wolfe-Simon, directrice de l’étude à l'Institut d'astrobiologie de la NASA, qui a ciblé le lac Mono en raison de ses taux élevés d'arsenic. L'arsenic et le phosphore ont une composition chimique similaire, et elle croyait que des microbes exposés aux deux pourraient être en mesure de substituer un pour l'autre. Il faut néanmoins répéter encore une fois que peu de temps après avoir publiquement affirmé cette nouvelle, de nombreuses critiques et nouvelles études sont venus infirmer ces informations.

 

On a toujours cru que l’arsenic, élément possédant un comportement chimique très similaire à celui du phosphore, était toxique pour la vie. Dans ces circonstances c’est une découverte monumental d’avoir montré que le phosphore pouvait être remplacé par l’arsenic chez certains êtres vivant, terrestres ou extra-terrestres.

 

La recherche consistait essentiellement à récolter des échantillons de la bactérie GFAJ-1 et l’exposée à des concentrations croissantes d'arsenic, auxquelles elle a été capable de s'adapter pour continuer à croître davantage. Les recherches ont montrés que le phosphore restait l’élément de soutien idéal à la croissance de la bactérie mais c’est avec stupeur que les chercheurs ont trouvé que la bactérie s’adaptait à l’arsenic. Cette découverte ouvre la voie à la recherche sur la vie extra-terrestres dans des milieux riches en arsenic, que se soit sur Terre ou sur une autre planète.

 

Selon les recherches et les études s’étant penchés sur la formation de planète Terre, on croit que l’arsenic était beaucoup plus présente au tout début et c’est dans cet environnement que des formes de vie primitives auraient pu s’habituer à la présence de cet élément.

Cette découverte relance le débat sur les éléments de base pouvant créer et réguler la vie. Mais avec les critiques qu'on subit les auteurs de cette étude et avec les nouvelles découverte dans le domaine, il semble maintenant peu probable que l'arsenic puisse réellement remplacer le phosphore.

 

Source de l'arcticle:

https://en.wikipedia.org/wiki/Felisa_Wolfe-Simon

https://science.sciencemag.org/content/332/6034/1163

https://www.nature.com/news/arsenic-life-bacterium-prefers-phosphorus-after-all-1.11520

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